Il y avait peu de mobilisation lors de ce débat au café citoyen malgré l’importance du sujet : " Les AMAP sont-elles une nouvelle forme d’égoisme ou l’une des nombreuses facettes de la coopération sociale ? ".
Une petite dizaine de personnes étaient présentes parmi lesquelles : 2 personnes de l’association Le pas de côté qui organisait la soirée, un couple qui avait rencontré les organisateurs lors d’un stage sur les Systèmes d’Echange Locaux, un étudiant, une personne en recherche d’emploi, un AMAPien de l’AMAP des Weppes et moi-même, porteur du projet d’AMAP à Templeuve.
L’un des animateurs qui fait partie de l’AMAP Lomme de Terre, Pascal de l’AMAP des Weppes et moi-même étions les seuls à bien connaître le système AMAP. La réunion a donc eu plutôt pour objet de présenter les principes et le fonctionnement d’une AMAP. Nous nous sommes intéressés aux 2 AMAP représentées en discutant de leur histoire, leur producteur, la transparence, l’implication des acteurs, le contenu du panier, le prix, ... Nous ne sommes rentrés dans le vif du sujet du débat que quelques minutes à la fin de la soirée.
Deux idées sont ressorties des échanges : l’AMAP est une des nouvelles alternatives de consommation qui s’inscrit dans le cadre de l’Economie Sociale et Solidaire de par ses principes de fonctionnement et notamment la dimension de partage. Pourquoi peut-on aussi parler d’égoïsme ? Les amapiens restent majoritairement des personnes possédant un certain revenu et peu de gens à faibles moyens financiers adhèrent. La discussion n’a malheureusement pas été plus loin sur le sujet.
Une mobilisation plus importante des AMAPiens aurait certainement pu enrichir le débat et déboucher sur la formulation de solutions concrètes pour rendre plus accessibles les AMAP.
Max Baudry